Lundi 25 janvier 2010
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Introduisons un petit Flashback acant de reprendre le fil du récit.
On m'avait dit: c'est génial quand on voyage de retrouver par hasard des gens qu'on a déjà croisé auparavant.
J'avais répondu: ouais, c'est cool.
Je pensait à Onur que j'étais allé voir à Samsun après mon départ de la vallée des papillons.
Je pensais à Barry, le badouillard anglais rencontré en Roumanie que j'avais revu volontairement à Istanbul un mois plus tard.
On avait ajouté: Le mieux, c'est en Inde. Tu recroise en permanence des gens que tu a déjà vu dans une autre ville, totalement par hasard.
J'avais rien répondu, ça ne m'étais jamais arrivé de recroiser par hasard quelqu'un que je connaissait.
J'étais dubitatif... Je voulais bien croire que ça avais pu arriver à mes interlocuteurs, mais dans un pays de plus d'un milliard d'habitants, ça me semblait tout de même relever de la probabilité assez improbable, si vous me pardonnez la redondance.
Après quatre mois en Inde, alors que je marchais dans une rue de Mc Leod ganj après avoir donné une de mes dernières leçons de français, mon regard a été capté par une enorme masse de cheveux clairs sur ma gauche.
Un sentiment de familiarité s'est alors soudain saisi de moi...
mais ...mais...je connais ces dreadlocks blondes d'un mètre de long...
Le type se retourne, son regard croise le mien et je sens qu'au même moment que moi il a un flash de déjà vu et qu'il fouille à toute vitesse dans sa mémoire pour retrouver à qui appartient le visage médusé qui le contemple...
- Putain ! Jorge ? c'est toi ?
- Mon dieu, Benoit ? j'arrive pas à y croire !
C'est ainsi que complètement par hasard, j'ai retrouvé Jorge, l'un des deux cameramans espagnols rencontré dans la vallée des papillons en Turquie il y a six mois !!!! (voir episode 7). Je savais quand nous nous etions quittés qu'il allait continuer son voyage en Iran, au Pakistan et en Inde, mais je n'imaginais pas une seconde que le hasrd allait le mettre sur mon chemin de nouveau, d'autant moins que nous ne nous étions plus recontactés durant ces longs mois.
Alors que nous nous parlions en espagnol il y a six mois étant donné son niveau d'anglais, cette fois -ci il était totalement à l'aise dans cette langue, six mois de voyage l'ayant un peu forcé à s'améliorer. Nous avons pris des nouvelles de l'un et de l'autre, nous racontant nos aventures respectives, puis je lui ait proposé de venir avec Alex (voir épisodes 16 et 17) et moi au Heart rock café, notre bar attitré à Mc leod, le soir même.
Il a adoré l'endroit, et nous nous sommes promis de nous revoir à Goa pour le nouvel an, comme cela était encore dans mes plans à ce moment là.
Au cours de la soirée, nous avons aussi fait la connaissance de Shinji, un japonais qui passait ses journées à fumer du charras (hashish) en jouant de la guitare.
J'étais content de constater à ce moment là que le commentaire qu'on m'avait fait sur le fait de recroiser en parmanence des gens qu'on connaissait n'était pas une légende.
Je ne me doutait cependant pas que non seulement ce n'était pas une légende, mais qu'en plus cela allait devenir tellement fréquent lors de ce mois de décembre que cela n'allait même plus m'étonner au terme de mon aventure, quelle que soit l'improbabilité de la rencontre.
Mettons fin à ce flash-back et revenons au fil chronologique du récit.
A mon arrivée à Hampi, je me suis joint à un groupe de français comme moi à la recherche d'un endroit où poser nos valises, et déclinant les habituelles offres des rickshaw drivers qui tentaient envers nous comme auprès de chaque étranger débarquant dans la ville de nous vendre un trajet de deux cent mètres pour le prix de deux kilomètres, nous sommes allés à pied à la recherche d'une guesthouse.
Hampi est plus un village qu'une ville, et les distances sont très courtes. De plus, j'ai eu la sagesse en préparant mon voyage de m'organiser pour avoir un sac le plus petit possible, ce qui fait que je ne suis généralement pas dépendant des transports locaux et de leur passion pour les deux nouveaux dieux du panthéon hindou: Dollar et Euro.
J'avais ainsi pu marcher quatres heures dans Jodhpur en août dernier et j'essayais toujours de trouver mon chemin à pied plutôt que de me rendre au mauvais vouloir des rickshaws pour qui toute destination ennoncée par le touriste est immanquablement qualifiée d'horriblement lointaine.
J'ai toujours acceuillis ces réactions surjouées par un sourire entendu. Ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire, et si je leur avais dit qu'il y a trois ans Clément avait réussit (avec douleur !) à me convaincre de rallier Batumi à Rize à pied, ce qui se traduisit par 200 kilomètres et six jours de marche le long de la mer noire avec le même sac à dos, ils ne m'auraient de toute façon pas cru...
Hampi est séparée en deux par une rivière.
Alors que je commençait à envisager Hampi comme destination quelques semaines plutôt et que j'en avait fait part au détour d'une conversation à un américain qui en revenait, il s'est enthousiasmé et n'a accepté de me livrer comme seul conseil que cete phrase:
-Man ...cross the river. Just....cross the river, that's all i have to say.
C'est donc ce conseil mystérieux etn tête que j'ai suivi mon groupe de français descendant les ghats où les femmes lavaient leur linge pour aller avec eux traverser cette rivière placide. Nous avons pris la barque, seul moyen de traverser la rivière, gérée par une petite mafia locale comme il y en a partout où l'on peu se faire un peu d'argent, et qui faisait payer le plus naturellement du monde 50 % plus cher aux étrangers qu'aux indiens. Plus un extra pour les sacs, cela va sans dire...
L'un des français connaissait un endroit dont on lui avait parlé avec beaucoup de bien, appellé le Goan Corner, dont je présumais d'après le nom que les propriétaires devaient êtres originaires de Goa (je sais , j'ai des éclairs de génie des fois).
Arrivés là bas, on me dit qu' aucune chambre n'était libre, mais que je pouvais dormir sur le toit pour seulement 80 roupies en attendant d'avoir une chambre, qui se libèrerait probablement le lendemain avec les départs quotidiens.
Chambre à la clef ou pas, c'était pile dans mon budget, et j'ai donc accepté.
J'ai pu me rendre compte dès les premières minutes que cet endroit était un bon choix et qu'il était très différent de tous les autres auxquels j'avais pu séjourner depuis le début de mon voyage en inde.
La propriétaire (qui était bien originaire de Goa ) se proposa de m'amener jetter un coup d'oeil au toit avant d'accepter d'y dormir. N'étant de toute façon pas très regardant sur le confort, j'avais d'ores et déjà décidé de choisir cette option, qui d eplus m'évitait de passer un nombre variables d'heures supplémentaires à trouver un endroit correspondant à mes exigences budgétaires.
Alors que je remettais mon sac sur mon dos, elle s'empressa d'ajouter avec un air grave:
- Au fait, c'est 10 roupies pour aller regarder le toit...
Alors que mes yeux et ma bouche s'ouvraient tout grand devant cet énième tentative sacrément culottée de soutirer de l'argent au voyageur et que je m'apprettait à lui expliquer ma façon de penser, elle éclata de rire, m'envoya une grande tape dans l'épaule (qui faillit me la déboiter, vu le calibre de la dame) et éclata de rire en disant:
- Ha ha , je t'ai bien eu, t'aurais du voir ta tête !!
Effectivement, j'aurais bien aimé voir ma tête, parce que je ne m'attendait vraiment pas à une réaction de ce type de la part d'une femme indienne ! . La blague était bien rodée et elle devait fonctionner à chaque fois ,mais j'ai adoré cet endroit d'emblée.
Une fois mes affaires posées, je me suis incrusté à une table occupée par deux françaises, Nollwen et Aurélie, qui ont été rejointes par deux de leurs amis plus ou moins récents, une colombienne et un moldave.
Nous sommes rapidement devenus copains comme cochons, et nous avons passé la journée à jouer au carte dans le restaurant en prenant aperitifs sur aperitifs, scellant notre amitié nouvelle dans le porto de Goa que m'avaient offert les portuguaises lors de leur départ.
Le Goan corner avait compris la leçon que j'ennonçais déjà dans l'épisode précédent en parlant de Varanasi:
Une guest house qui marche est celle où le logement est très bon marché, et où l'on se rattrape sur le restaurant, qui se doit d'etre convivial et de servir à toute heure afin d'inciter les gens à y rester le plus longtemps possible.
C'est sans trop nous forcer que nous avons donc passé la journée à ne rien faire, si ce n'est profiter du confort et du climat du havre de paix dans lequel nous nous étions retrouvés, et en ce qui me concerne apprécier pleinement la tranquilité des lieux après ma courte semaine à Goa qui ne m'avait pas laissé un souvenir grandiose.
le lendemain mon groupe de nouveaux amis était parti avant moi passer une partie de la journée dans un café perdu derrière la colline de rochers qui forme l'une des deux attractions principales de Hampi. Je décidai d'aller les rejoindre.
Il me faut faire une brève description de Hampi:
Le village en lui-même est situé du coté de la rivière par lequel nous étions venus, et tous les alentours sont extrèmement riches en temples et autres vestiges de palais divers.
L'"Autre cotés de la rivière" est cosntitué d'une longue colline de rochers presque ronds qui semblent tenir en équilibre précaire depuis des siècles, merveille d'architecture naturelle qui attirait les mordus d'escalade venus du monde entier, mais plus particulièrement de scandinavie. L'equation temples hindous + rochers invraisemblables faisant de Hampi un véritable décors à la Indiana Jones ou Tomb raider.
Bref, le café dans lequel je projettai d'aller rejoindre mon groupe se situait de l'autre cotés de cette formation rocheuse.
J'ai donc voulu prendre le chemin qui traversait ces rochers pour m'y rendre.
Seulement, étant fidèle à moi même, j'ai loupé le sentier qui permettait de le faire dans des conditions à peu près sûres. Plein d'enthousiasme et de volonté, je me suis dit: qu'a cela ne tienne, je vais couper par là ou je suis.
Il s'en est suivi une heure d'escalade acrobatique, où je devait peser le pour et le contre avant de décider de sauter d'un rocher à l'autre et où je devait calculer avec attention mon prochain mouvement afin de ne pas chuter et me casser immanquablement une patte dans l'opération.
Vu depuis le chemin qui menait aux rochers, ceux-ci paraissaient relativement petits et facilement franchissables. inutile de dire qu'en réalité il n'en était rien. Je m'en étais rendu compte trop tard, mais je n'ais pas voulu m'avouer vaincu et rebrousser chemin.
Au bout d'une heure de ce manège, et ayant bu avidement la totalité de ma bouteille d'eau alors que le soleil commençait à taper dur sur mon crâne d'inconscient comme pour railler ma témérité, j'ai enfin réussit à trouver un passage pour atteindre le haut de la "colline".
J'ai pris alors quelques minutes de repos pour admirer la vue extraordinaire qui s'offrait à moi. Je me suis ensuite mis en quête d'une voie pour redescendre de l'autre coté
.
Et c'est là que je me suis rendu compte que l'autre coté de cette formation rocheuse déscendait quasiment à pic, et qu'il était absolument inconcevable de tenter l'aventure à moins d'un équipement d'escalade. Après avoir cherché un chemin accessible pendant un bon quart d'heure, j'ai du me rendre à l' évidence et me décider à rebrousser chemin.
Sauf que...
Il n'y a rien qui ressemble plus à un gros rocher qu'un autre gros rocher, surtout à Hampi.
J'ai été incapable de retrouver le chemin par lequel j'avais grimpé.
J'ai emprunté plusieurs voies, mais j'ai du à chaque fois rebrousser chemin , me rendant compte que j'avais à peu près neuf chances sur dix de me casser au moins une jambe dans l'opération quelque soit la façon d'aborder l'obstacle.
J'étais seul et personne ne savait que j'étais ici. Je ne voulais pas me retrouver coincé, bléssé en train de me déshydrater lentement au soleil ( il n'aurait plus manqué que les vautours tournoyants au dessus de ma tête pour compléter le tableau morbide ), ce qui aurait été une façon assez pénible de finir ma courte vie, en plus d'être particulièrement ridicule (ce qui est pire).
Au bout de deux heures, tentant ma chance en passant sous des rochers qui semblaient tenir par un fil invisible, sautant de rochers en rochers, calculant chacun de mes pas afin de ne pas glisser ou me retrouver dans un endroit d'où je ne pourrais plus m'échapper, j'ai fini par trouver un passage innatendu et revenir en fin de compte sur le chemin, les mains asséchées au contact de la pierre et les bras griffés par les arbustes.
Il me faut préciser pour compléter le récit qu'à vol d'oiseau, la distance escaladée doit faire au maximum cent ou cent cinquante mètres, mais je m'estimais heureux de m'en être sorti en si peu de temps.
Evidement, à ma deuxième tentative, étant un peu plus alerte et un peu moins bravache, j'ai fini par trouver ce foutu chemin.
J'aurais pu le trouver du premier coup d'ailleurs, puisqu'il était indiqué par un panneau...
J'ai rejoint mes compagnons qui ne comprenanient pas comment j'avais pu mettre autant de temps pour faire une distance aussi courte. Ils se sont bien moqué de moi à juste titre alors que je leur racontait avec moult détail et mimes inspirés ma mésaventure.
En racontant l'anecdote, j'ai eu un mouvement de bras un peu trop brusque et j'ai manqué de m'étendre par terre avec ma chaise et de me casser la tête pa terre.
C'est là que j'ai compris qu'en réalité je ne courait finalement aucun danger dans mon escapade dans les rochers.
C'est une évidence: Jamais je n'aurais une mort héroïque ou aventureuse. Ce n'est pas mon destin.
Si je dois mourir, ce sera en avalant un morceau de poireau de travers, en glissant sur une peau de banane, des suites d'une infection après m'être coincé le doigt dans une porte ou en me prenant une décharge éléctrique en changeant une ampoule.
Ca serait 100 fois plus cohérent avec mon personnage que de chuter d'une falaise abrupte en inde.
Je suis le genre de mec qui va traverser une zone de guerre sans une égratignure, survivre à une attaque nucléaire ou à une éruption volcanique et qui finira à l'hôpital dès son retour en France pour s'être fracassé le crâne en se cognant la tête contre un panneau de signalisation. En moldavie il y a neuf mois, alors que la moitié des policiers présents lors des emmeutes auxquelles j'ai participé malgré moi ont fini à l'hôpital blessés par des jets de pavés, mon seul souci de santé à été un morceu de papier que je n'arrvais pas à sortir de mon oreille , que j'avais introduit pour ne pas entendre les ronflements de mon voisin de chambre...
Cela dit, ce n'est pas pour autant que j'ai retenté l'aventure de l'escalade des Rochers d'Hampi.
L'une des raisons pour laquelle je voulais aller à Hampi, outre que l'on me l'avait plusieurs fois vivement recommandé comme étant le meilleur endroit en Inde était que je projettais de voir Mathias, le frère d'Adam (voir épisode 6), qui était aussi de passage à Hampi aprsè avoir travaillé quelques semaines à bangalore, dans le sud de l'Inde.
Mais lorsque je l'ai appellé, la mauvaise nouvelle est tombée:
B-salut, c'est benoit, je suis arrivé à Hampi. Alors, tu es où pour qu'on puisse se voir ?
M- Je suis à gopi guest house, de l'autre coté de la rivière.
B- De l'autre cotès de la rivière ?, mince alors ! il va falloir que je prenne le bateau.
il était sept heure du soir, et la mafia des bateau arrêtait de fonctionner à six heures.
Je n'ai donc pas pu voir Mathias, qui est parti le lendemain.
Mais alors que je marchais de mon coté de la rivière le lendemain, j'aperçu le long de la route qui longeait la rvière...la fameuse gopi guest house ! nous étions en fait du même coté de la rivière, mais chacun avait eu l'impression lors de notre conversation que l'autre faisait référence au coté où il n'habitait pas !!
Le reste du temps passé à Hampi, outre passer les journées au restaurant, nous sommes allés avec ma joyeuse bande de compagnons visiter toute une série de temples et autres ruines de palais qui sont en abondances autour de Hampi, puisque même si de nos jours il ne s'agit que d'un village, au XIV ème siècle la ville était la capitale d'un royaume hindou très étendu.
Je n'avais pas pu voir Mathias à Hampi, mais il n'y avait pas que lui que j'avais projetté de revoir dans cette ville.
Nathanael et Michelle, le couple israélien qui s'occupai de la jewish house de dharamsala où j'avais organisé un tournoi d'echec avec Michelle avaient quitté l'hymalaya pour aller prendre en charge une autre jewish house...à Hampi.
Ils m'avaient chaudement invité à leur rendre visite s'il d'aventure mes pérégrinations me menaient là bas. A cette époque, je ne pensait pas aller dans le sud de l'inde, mais comme j'avais changé mes plans après Goa, j'ai profité de l'occcasion pour aller leur rendre visite.
Je n'ai pas pu refuser une invitation pour shabbat le lendemain, étant donné que c'était devenu une radition pour moi à dharamsala de venir une fois par semaine dîner avec 50 personnes parlant hebreux à la jewish house.
Lors du repas, nathanael est venu me voir et m'as dit d'un air sérieux:
Nathanael- Benoit, j'ai un truc spécial à t'apprendre sur la culture juive, et je pense que c'es important que tu soit au courant spécialement ce soir....
Je l'ai suivi, curieux, à l'interieur, et il m'a désigné les bougies qui brûlaient sur un plateau à l'interieur d'une chambre:
N- Tu vois aujourd'hui, c'est Hannuka, une fête spéciale ou le feu a une signification particulière pour nous, et une personne juive n'a pas le droit d'éteindre un feu...Seul un non juif pourrait le faire si l'envie lui en prennait. Cependant, un juif n'a pas le droit non plus de demander à un non-juif d'eteindre un feu, ce serait comme s'il le faisait lui-même...
silence de quelques secondes
N- C'est dommage que je ne puisse pas l'éteindre ou même le bouger, parce que je pense que c'est dangereux de le laisser allumé ici.
J'ai evidement compris le message, et j'ai joué le jeu:
M- Ah...est ce que tu penses que ce serait une bonne idée si je sortais ce feu de la chambre ?
N- Oh, c'est pas à moi de te dire quoi que ce soit à ce niveau là....fais comme tu veux....tout ce que je constate, c'est que ça pourrait etre dangereux si mes enfants viennent jouer ici...
M- Ah bon... ça ne te déranges pas si le caprice me prenait d'enlever ce feu alors ?
N- Fais comme tu veux, je ne te demande rien.... (avec un sourire entendu)
J'ai sorti le feu de la chambre
N- Ne pense surtout pas que je te suggère quoi que ce soit, mais peut etre que ce serait encore moins dangereux si tu l'éteignais en fait...
M- Je vois, tu pense que ce serait plus sûr si j'éteignais ce feu ?
N- Fais comme tu le sens, mais si tu me demande simplement mon opinion, je pense que ce serait effectivement plus sûr si ce feu était eteint d'une façon ou d'une autre.....
J'ai éteins le feu.
N-Merci. Tu es un type intelligent Benoît. La dernière fois que j'ai eu à faire ça c'était avec un indien, et il lui a fallu dix minutes pour comprendre ce que je voulais dire. Ils ont vraiment du mal à saisir des paroles qui ne soient pas au premier degrès parfois...
Après avoir donc rerencontré volontairement Nathanael et Michelle, il a commençé à m'ariver des choses étranges. En quelques jours, j'ai eu droit à un défilé de rencontres fortuites avec des gens que je connaissait d'une façon ou d'une autre d'un autre endroit en Inde.
- J'ai croisé dans la rue un Indien, professeur de Yoga, qui était mon voisin de chambre les deux premières semaines que j'avais passé à Dharamsala, et qui avait déménagé vers le sud, comme par hasard à Hampi.
- Dans ue rue de Hampi avant d'aller visiter les temples avec mes compagnons, j'ai salué Sigur, le danois qui faisait partie de mon équipe lors du tournoi de foot international de Varanasi, dont je ne me doutait absolument pas de la présence ici...
-Et quelques heures plus tard un autre coequipier de la Varanasi Football Crew, Luciano l'Argentin, venu se relaxer au Goan Corner.
-En marchant à la recherche de gopi guest house, j'ai croisé un couple d'anglais avec qui j'avais partagé un compartiment de train lors de mon trajet Bombay-Goa
-En marchant dans Hampi, j'ais été interpellé par mon prénom du haut d'une guesthouse qui surplombait la rue: C'était un couple de yougoslaves francophones avec qui m'avaient invité à partager leur aperitif en compagnie d'amis à eux à Goa deux semaines plus tôt.
- Et finalement quelques jours après mon arrivée, quelle n'a pas été ma surprise de Voir Khaled , le français avec qui j'avais voyagé de Varanasi à Goa (voir épisode précédent), au Goan Corner avec sa compagne de Voyage, Shanshan la chinoise.
J'étais particulièrement content de revoir Khaled, d'autant plus que mon groupe franco-colombo-moldave quittait Hampi alors que j'avais décidé d'y rester au moins jusqu'a Noël, et j'ai donc passé mon temps après leur départ essentiellement avec Khaled, Shanshan ainsi que Yoav, un israélien rencontré au Goan corner qui comme shanshan et moi avait choisi l'option de logement la moins chère et qui dormait sur un matelas sous moustiquaire sur le toit de la maison des propriétaires des lieux.
La présence de Yoav était assez utile, puisqu'il nous est arrivés plusieurs fois de laisser passer par inadverdance l'heure de fermeture des portes de l'accès au toit, et que tout ex-soldat israélien qu'il était, il ne s'embarassait pas d'obstacles aussi futile qu'un couvre-feu à 11 heures du soir, et s'était débrouillé pour trouver une echelle pour l'aider à escalader le bâtiment et venir nous ouvrir de l'interieur lorsque nous étions bloqués à l'exterieur.
Etant resté à Hampi au totl deux semaines, C'est à Hampi que j'ai célébré Noël. La plupart des touristes ici avaient le même profils: c'étaient des jeunes faisant de l'escalade qui venaient profiter des curiosités géologiques de Hampi pour passer deux ou trois semaines de vancances sportives.
La plupart était scandinave, je n'avais d'ailleurs jamais vu autant de norvégiens en si peu de temps, et c'etait également la première fois de ma vie que je rencontrais un islandais ( sachant qu'il y a deux fois plus de population à toulouse que dans toute l'islande, calculez la probabilité de rencontrer un islandais dans un pays de 1.2 milliard d'habitants ).
Tous ces gens séjournaient donc ici pour une période qui peut être considérée comme longue, un voyageur restant généralement seulement quelques jours au même endroit.
En raison de cette durée, ils avaient organisé une fête de noël pour ceux qui avaient décidé de le passer ici.
J'en faisait partie, et j'ai participé au jeu de noêl qui avait été organisé, à savoir tirer au hasard le nom d'une personne dans un chapeau et lui faire un cadeau d'environs 100 roupies, dont le père noêl en personne viendrait faire la distribution le soir du reveillon.
J'avais tiré le nom d'une anglaise que je ne connaissait que de vue. Je voulait faire un cadeau sympa qui soit un peu plus marquant que les feuilles longues ou les cartons à rouler que 60 % des gens ont eu (y compris moi). Avec Nollwen, une des françaises rencontrée le premier jour, nous étions allés en ville quelques temps auparavant dans une bijouterie dont elle connaissait le propriétaire, qui nous à cette occasion appri à sertir des pierres avec du bronze, avec fer à souder, acide et tout le tintouin.
J'y suis donc retourné seul et j'ai fabriqué un bijou en bronze qui m'a coûté un peu plus des 100 roupies fixées par les règles, mais qui en valait la peine.
La soirée de noël a été vraiment excellente, et le Goan corner avait organisé un buffet à volonté pour l'évènement. Le père noel est venu comme prévu faire la distribution entre les quarante ou cinquante personnes qui participaient à la soirée.
Tout mes rêves d'enfances se sont alors écroulés: le père noêl avait un accent anglais !
Après deux semaines de ce rythme éreintant, c'est à dire ne rien faire toute la journée en profitant d'un paysage paradisiaque en passant bavardant avec des gens aussi occupés que soi, il fallait bien prendre à un moment donné la descision de bouger quelquepart.
Je ne voulait pas revenir à Goa, que j'avais choisi pour y passer le nouvel an un mois plus tôt, mais on m'avais parlé plusieurs fois de Gokarna, une petite ville sur la côte, au sud de Goa, qui n'était pas encore pervertie par le tourisme de masse comme à dans ce dernier lieu (comprendre: Des flots de russes pleins aux as ), où il semblait plus interessant de passer le nouvel an.
Khaled avait quitté hampi quelques jours avant pour Calcutta, ville qu'il appréciat par-dessus les autres en Inde, et je me retrouvait donc avec Shanshan et Yoav pour principaux compagnons.
Ils avaient également décidé de leur coté de passer le nouvel an à Gokarna, donc nous avons décidé de voyager ensemble jusque là bas.
Nous avons dis adieu à tous les gens que nous connaissions sur place, et chargés de nos sacs , nous avons une dernière fois franchi la rivière et lâché au passage nos dernières roupies "tarif étranger" à la mafia des bateaux locale, avant de prendre un rickshaw pour Hospet, la ville d'où partaient les bus pour gokarna.
J'étais content de ne plus etre dépendant des bateau pour circuler à Hampi.
Le double tarif appliqué aux occidentaux était quelquechose qui m'enervait au plus haut point à chaque fois.
Je me suis rappellé d'une anectode survenue quelques jours plus tôt à ce sujet.
A cette occasion, alors que je m'apprêtait à embarquer sur la barque, j'ai vu qu'une femme qui descendait du bateau avant moi était en train de se disputer avec le garçon qui encaissait les droits de passage. Il était evidement question de prix.
La femme était Indienne, mais vêtue à l'occidentale, ce qui faisait sans doute qu'il l'avait prise pour une touriste étrangère. Alors que je n'écoutait pas spécialement leur dispute, la dame qui argumentait jusque là dans une langue indienne est alors passée à l'anglais pour que je comprenne:
-Je n'ai pas essayé de vous arnaquer moi, alors n'essayez pas de m'arnaquer !
le garçon s'est défendu:
- je n'ai pas essayé de vous arnaquer
- Si ! vous ne devriez pas essayer d'arnaquer les gens tout le temps...comme de proposer un rpix différent pour les indiens et les étrangers par exemple !
et elle s'en est allée très enervée.
je me suis alors présenté au bateau, et tout penaud d'avoir été mis en face de sa filouterie, il ne m'a fait payer que le prix indien. Le prix normal, En réalité.
Suite à cette scène, j'avais essayé quelques jours après de trouver un endroit où traverser la rivière à gué. Il faisat très sec et la rivière était visiblement très basse, je pouvais même voir la différence de niveau avec le moment où j'étais arrivé. Peine perdue.
Tout ce que j'ai réussi, c'est à me tremper le pantalon d'eau vaseuse et à louper le rencard que j'avais avec une mexicaine de l'autre cotès de la rivière...
Bref, nous avons traversé la rivière, et j'ai négocié fermement un rickshaw pour nous amener à Hospet, la ville où nous devions prendre le bus. Il faut croire que j'étais devenu bon à l'exercice, puisque l'affaire a été menée très vite et l' on a beaucoup moins essayé de m'entuber que d'habitude.
Nous avons passé l'essentiel du voyage (de nuit) à faire connaissance avec une brésilliene un peu folle (comme la moitié des gens que j'ai croisé, cela dit), Alicia, qui prenait le même bus que nous, et au terme d'une Odyssée invraisemblable, nous sommes arrivés à Gokarna le matin, alors qu'il faisait encore nuit.
Gokarna ? Non, c'eût été trop beau...
Le bus nous a lâché dans un bled paumé à trente kilomètres de Gokarna, où l'on nous a dit qu'il nous fallait prendre un autre bus pour s'y rendre.
Nous étions une quinzaine de voyageurs à attendre cet autre bus pendant une heure, puis celui-ci est enfin arrivé. Le chauffeur a alors expliqué que le second trajet en bus n'était pas compris dans le billet que nous avions pourtant payé pour Gokarna. C'était évidement, comme d'habitude, une arnaque destinée à prendre le maximum de pognon aux riches blancs qui n'ont que faire de leur argent que nous étions bien evidement à leur yeux.
Yoav partageait avec moi un trait de caractère: Il a conscience de l'aspect ridicule du prix de tout ce que nous dépensons en Inde, comparé à ce que nous payons en France ou en Israël, mais il deteste se faire prendre pour un couillon.
Il a tenté de négocier, étant très mécontent du principe, mais au final, nous ne voulions pas prendre le risque de rester bloqués au millieu de nulle part, et nous avons finalement payé.
Yoav a quand même bien exprimé son point de vue au chauffeur, histoire qu'il ne pense pas que tous les occidentaux ne sont que des cochons de payants que l'on peu arnaquer sans scrupules. Son but n'était pas de nous économiser quelques roupies, mais de faire comprendre au type que son attitude était -quoi qu'il en dise - malhonnête.
Après ce court trajet en bus, il nous a fallu prendre un autre rickshaw, qui s'est evidement bien engraissé au passage, mais pas tellement plus que ce à quoi nous étions habitués, ayant bien compris que de toute façon nous n'irions pas sur la plage distante de dix kilomètres à pied...
Une fois sur la première plage de Gokarna, nous avons marché sur le sable et dans les rochers pendant des heures avant de décider où nous allions rester.
C'est le problème quand on voyage en groupe: Prendre des décisons. Entre le soucis de ne pas imposer son point de vue à des partenaires, la fatigue, et les différentes attentes des uns et des autres, cela fait beaucoup de paramètres à gérer plus délicats qu'on ne le pense.
Nous hésitions à prendre un bateau pour aller sur la plage Half moon, car si elle se révélait aussi pleine que celle où nous étions arrivés (Om beach), nous aurions payé pour rien et il nous faudrait rebrousser chemin juste après.
Finnallement en début d'après midi, nous nous sommes décidés, avons pris un bateau, qui nous a bien evidement fait payer le double du prix normal, pour nous amener à cette fameuse plage Half Moon.
...Que nous avons quitté quelques heures plus tard, déçus par son isolement et craignant que les toits des huttes en feuille de palmier ne nous protègent pas de la pluie qui tombait à verses la nuit depuis quelques jours, pour tenter l'aventure à travers les rochers pour acceder à la dernière plage, Paradise beach.
Que cet endroit portait bien son nom, surtout après une telle odyssée ! La distance n'était pas grande, mais il s'agissait vraiment d'une escalade, d'un exercice d'acrobate et d'une performance physique, chargés comme nous étions. Le respect pour le tempérament d'aventurière rebelle de Shanshan ne nous a tout de même pas empêché de faire preuve de la plus élémentaire galanterie en portant la moitié de ses bagages.
La résultat valait les efforts entrepris.
La plage était suffisament peuplée pour qu'il y ait de l'animation et des gens à rencontrer, mais pas trop pour rester un endroit calme et relaxant.
Certes, le confort était sommaire, puisque par chambre on entend ici un matelas posé quasiment à même le sable dans une hutte en paille et par douche un seau d'eau froide, mais pour 1,40 euros par jour, on ne va pas se plaindre non plus. D'autant moins quand la température moyenne exterieure est de 30 degrès...
J'ai connu des mois de décembre plus rudes.
Quand on ajoute à cela que l'on peut passer ses journées dans un hamac à regarder le soleil passer d'un bout du ciel à l'autre, commander à manger à toute heure, bronzer sur la plage et nager avec les dauphins...
Y'a pire.
Les quelques jours passé ici n'auraient put être plus calmes et relaxant.
Quand la principale décision que vous avez à prendre dans la journée est: "dans quel gargotte vais-je dépenser 2 euros pour un festin de roi en regardant le soleil se coucher sur la mer dans un hamac" ? , que votre seule activité intellectuelle consiste à expliquer les règles d'un jeu de carte en anglais et que vous pouvez passer une heure à vous passioner pour votre pied qui fait des marques dans le sable au rythme des oscillations de la balancelle sur laquelle vous sirotez une limonade, on comprendra que je n'ai pas regretté mon choix d'avoir choisi Gokarna plutôt que Goa pour la fin de l'année.
Pour le nouvel an, nous avions décidé d'aller à la plage la plus au nord de Gokarna, Kudlee beach, où paraît-il une fête allait être organisée.
Shanshan et Yoav avaient décidé de ne pas revenir à Paradise beach après la fête, Yoav voulant revenir à Shanshan continuer ailleurs.
Ils ont pris leurs sacs le soir du 31 pour aller sur l'autre plage où ils connaissaient un suisse qui leur avait proposé de garder leurs afaires dans sa hutte le temps de la soirée.
La plupart des gens de paradise beach avaient aussi pour projet d'aller passer le reveillon à kudlee beach, ce qui faisait une trentaine de personnes qui avaient besoin d'un bateau pour s'y rendre.
Du coup, le bateau a le plus naturellement du monde doublé ses prix pour emmener tout ce beau monde faire la fête.
Yoav, qui comme je l'ai déjà exprimé, pas plus que moi n'aimait se faire arnaquer toute les cinq minutes (et moi d'autant moins que le prix du bateau correspondait à mon budget pour toute une journée), a eu alors l'idée d'une ruse pour ne pas se faire soutirer son argent de façon si arbitraire (voire cavalière).
Il a pris à part le type qui conduisait le bateau, et lui a alors fait croire qu'il travaillait pour Lonely planet, ce qu'il n'était pas censé lui dire, mais que si le type persistait à demander un prix exorbitant pour un trajet comme celui-ci, il serait obligé de le mentionner dans le guide et son business alalit s'effondrer rapidement.
Son coup de bluff a parfaitement marché, et Yoav, Shanshan et moi n'avaont payé que la moitié du prix réclamé au départ.
Les conducteurs du bateau ont du coup fait du zèle en exigeant que tout le monde porte des gilets de sauvetage lors du trajet, ce dont ils se fichaient éperduement en temps normal.
En d'autre temps, je n'aurais pas vraiment apprécié de devoir mentir pour en arriver là, mais dans ces circonstances où l'arnaque était totalement assumée en face, et après avoir connu d'innombrables situations similaires, je dois avouer que c'est avec une joie démoniaque que je constatai que le truc avait fonctionné, et je me suis promis mentalement de le réutiliser à la première occasion.
A la guerre comme à la guerre, s'ils veulent que tricher soit la norme ici, je vais m'adapter....
Bref, Nous étions fin prêts pour la soirée du Reveillon.
Sur la plage, un mannequin fait de bois et de paille avait été dressé, et l'idée était de le brûler au cours de la soirée dans une sorte de rituel païen qui enthousiasmait tout le monde. Les gens attendaient aussi des nouvelles de la fameuse soirée rave qui devait avoir lieu dans la cour d'un des hotels de la plage, mais dont on craignait l'annulation en raison de l'importante présence policière déployée spécialement ce jour là pour attraper les imprudents qui ne fumeraient pas leur joint assez discrètement.
Enfin, quand je dis que le but était de les attraper, tout le monde savait bien que le but n'est pas réelement de les atrraper, mais plutôt d'en profiter pour se faire payer une petite amende de 6000 roupies directement dans la poche de la maréchaussée ,qui du coup ne donnera pas suite à l'incident.
C'est un business et rien de plus.
Bref, alors que Yoav Shanshan et moi attendions sur la plage le début des festivités, j'ai alors cru voir passer une silhouette familière. Je me levai et constatai que je ne m'étais pas trompé.
-Hey Sami ??? j'y crois pas, t'es ici ?? Je te croyais à Goa !!
L'egyptien fou que j'avais rencontré à Mc leod puis recroisé à Goa (voir épisode précédent) tourna la tête et nous rejoignit, tout aussi incrédule que moi sur l'incongruité d'un tel hasard.
Alors nous faisons les présentations, vl'a t'y pas que Shanshan et l'un des garçons accomagnant Sami commencèrent à se parler comme deux vieux complices....
...qu'ils étaient pour s'être déjà rencontré ailleurs en inde quelques semaines auparavant !
Nous étions donc un cercle de gens dont tout le monde se connaissait plus ou moins mais ne s'était jamais rencontré ensembles !
Le cerce est ensuite allé assiter à la mise à mort de l'homme de paille, qui marquait le début de la fête.
J'ai navigué d'un groupe de gens à un autre au cours de la soirée.
Un coup avec shansahn et yoav, puis avec sami et ses amis, un couple israélien avec qui il voyageait depuis quelques jours, et avec qui j'ai assisté au feu d'articfice qui marquait le passage à la nouvelle année, puis j'ai rejoint mes compagnons de la Varanasi football crew danois et argentins qui comme par hasard étaient là eux aussi , avant d'aller rejoindre la fameuse fête qui finit par avoir lieu dans l'hotel dont il était question, fête où j'ai recroisé par hasard un français qui voulait me remplacer comme prof de français à mc leod ganj (et qui finalement n'avais pas eu le boulot).
J'étais en train de passer le reveillon du nouvel an à l'autre bout du monde, mais je ne pouvais pas faire quatre pas sans tomber sur un visage familier...
La fête aurait pu etre formidable si la police n'était pas intervenue toutes les heures pour venir se faire payer un pourboire pour fermer les yeux sur la musique un peu trop forte à leur goût et la consomation d'alcool.
Le prix des boissons alcoolisée, en conséquence suivait une courbe ascendante proportionelle à la fréquence des interruptions policières, puisque le prix était destiné à compenser la perte occasionée par les pots-de vin. La bouteille de bière à ainsi commençé à 100 roupies pour finir après def réquentes augementations à 150 roupies en fin de soirée.
Vers la fin, l'ambiance avait un peu changé. Les participants à la fête étaient au début un tiers indien et deux tiers étrangers, mais vers la fin, les étrangers partaient les uns après les autres.
Les filles n'appréciaient, pas de se faire reluquer en permanence alors qu'elles dansaient, et Sami a faillit en venir au mains avec un indien afin qu'il arête de regarder lubriquement et continûement une israélienne qui était une amie du couple avec qui il voyageait.
Un Arabe qui se bat avec un indien pour proteger la vertu d'une israélienne ?...C'aurait été un spectacle qu'on ne voit pas tous les jours !
Mais le principal problème était surtout que les indiens ne sont pas habitués à boire de l'alcool. Donc forcément, ils ne le tiennent pas.
Au début, c'est plutôt une bonne chose, parce qu'ils mettent l'ambiance en chantant et en dansant de façons plus enthousiaste que les étrangers, mais ça se dégrade très rapidement, et ils ne tiennent plus debout vers la fin, bousculant sans s'en rendre compte les autres personnes.
J'avais sorti un Indien complètement ivre des toilettes où il venait de vomir pendat un quart d'heure pour qu'une Néo-zélandaise puisse enfin y acceder, et il avait tenté de se dégager:
Lui-Laisse moi, je vais bein je peux y aller ! je veux danser !
Moi-Je crois pas non, tu va rester là et tu va t'asseoir bien tranquilement....
...Lui dis-je en l'empêchant de s'ecrouler de sa hauteur puis en l'asseyant de force sur la marche, d'où il n'a plus bougé après cela.
Comme la fête commençait à battre de l'aile avec les départs progressifs des gens et les augmenations du prix de l'alcool, j'ai cherché et retrouvé Sami qui discutait sur la plage avec un groupe de gens.
Il ya avait deux français d'Outre mer , Pierre et Océane, qui connaissaient Sami et qui venaient juste de le re-rencontrer par hasard, et un autre type qui venait de ........
St Girons.
Je passe le nouvel an en Asie, à 4000 kilomètres de chez moi, et il faut que je tombe sur un type de mon village !
Il y a décidément des hasards troublants.
Bref, à ce moment là il était déjà cinq heures du matin, du coup je me suis dit qu'il était temps que j'aille dormir un peu.
Croisant les restes d'illuminés et d'allumés de la soirée, appréciant leurs derniers instants de trips à l'acide ou priant une statue de shiva en sable en faisant traîner leurs dreadlocks blondes dans le sable pendant leurs prosternations, j'ai trouvé un endroit à peu près calme sur la plage, ou j'ai pu dormir quelques heures, avant d'être reveillé par le soleil levant, le premier de 2010.
Après mon réveil j'ai cherché Sami sur la plage, et je l'ai retrouvé auprès d'un groupe où un type à dreadlocks jouait d'un enorme didjeridoo en bois poli sur la plage. Sami n'avait pas d'endroit fixe où rester, donc je lui ai proposé de venir me rejoindre à paradise beach pour partager ma hutte, histoire de diviser le prix de la chambre par deux.
Je suis retourné à Paradise beach, où j'ai passé la journée à me reposer de cette soirée mouvementée.
Le lendemain, vers onze heure du soir, alors que j'tais déjà couché, Sami, qui s'est rendu compte un peu tard qu'il n'avait nulle part où dormir, s'est rendu à ma guest house pour s'inviter chez moi. Et comme il ne savait pas dans quelle hutte je dormais, il a simplement frappé à toutes, en criant mon nom pour savoir où j'étais.
Il a fini par frapper à la mienne, mais comme j'étais en train de dormir, je ne savais pas si j'avais réelement entendu quelqu'un m'appeler ou si j'avais rêvé.... tout ce que j'ai pu répondre, c'est:
...gnéééé ?
Sami venait juste de frapper à la porte de mon voisin. Il a donc pensé que c'était là que je dormais, et est entré...
...pour se retrouver nez à nez avec un argentin très enervé de se faire reveiller en pleine nuit par un type qu'il ne connaissait pas et qui lui a fait savoir:
-VA TE A LA MIERDA, CABRON !
Sami a deguerpi vite fais, et a finalement trouvé refuge dans le restaurant d'a cotès,où il a dormi où il a pu.
Quand on m'a raconté l'anecdote, je n'ai pas pu m'empêcher de rigoler en pensant à la tête qu'ont dû faire les petites princesses russes ou scandinaves venues s'encanailler en inde, en découvrant un égyptien barbu ronfler sur leur banquette alors qu'elles venaient prendre leur p'tit déj...
Un soir en revenant d'une journée bien remplie à ne rien faire, je vis un groupe de gens assis autour d'une table dans le restaurant de la guest house...
Et à y regarder de plus près, l'un des visages m'est apparu famillier.
Il s'agissait de Shinji, le guitariste japonais rencontré au heart rock café à Mc leod mon dernier soir !
Je l'ai rejoint à sa table avec son groupe d'amis.
Il voyageait depuis quatre jours avec une allemande qu'il avait rencontré dans un restaurant à Goa.
Jamais je n'avais vu une paire de voyageurs si dissemblables et en même temps un duo fonctionner aussi bien. Elle était l'archétype de la gentille petite allemande blonde. Très posée, un peu à l'ouest, d'apparence naïve mais au fond plus courageuse et moins crédule qu'elle ne le paraissait. Elle m'avait décrit sa rencontre avec Shinji:
- On était tous les deux dans un restaurant, et puis on a commençé à discuter un peu. Au bout d'une demi heure on s'est rendu compte qu'on était aussi fou l'un que l'autre, et donc on a décidé de voyager ensemble. Et ça se passe super bien. je crois qu'on a l'air très différent mais qu'au fond on se ressemble beaucoup interieurement.
Quand à Shinji...le guitariste japonais tout maigre... comment le décrire ?
Je crois que l'on pourrait dire que sa façon de voyager, donc de vivre, peut se résumer à une quête du meilleur charras.
Shinji est allé à Manali, dans l'himalaya, lieu bien connu des israéliens pour la qualité de sa production de canabis, et sur place il s'est fait initier à l'art de confectioner son propre charras . Il s'en était fait un stock dont la qualité surpassait tout ce que j'avais pu voir..
Quand Shinji se lève, il ne prend pas de petit déjeuner. Il fume une douille de charras. Avant de se coucher, il prend sa vingtième et dernière douille de la journée.
Shinji fume tellement qu'il peut nettoyer son bang en moins de vingt secondes de fond en comble sans y prêter attention.
Quand on dis à Shinji qu'il devrait aller visiter les îles Adaman, que c'est magnifique, il répond:
-Hmmm, ça dépend. Est-ce qu'ils ont du bon charras là bas ? parce que c'est très important. Je n'ai pas envie de courir le risque de me retrouver à court...
Quand son amie allemande essayait de le convaincre d'essayer la plongée sous marine, et que j'abondais en son sens en lui disant que j'avais essayé en turquie et que c'était formidable, les autres s'en sont mêlés pour également le convaincre.
Il a alors interrompu tout le monde et a pris un air grave.
- Si je dois me décider, il me faut l'avis d'un expert.
Puis se tournant vers moi:
-Dis moi sincerement Benoît.... plonger.....c'est mieux que fumer du charras ?
...
Quand aux deux autres compagnons d'infortune qui partagaient leurs journées avec nous....je ne résiste pas au plaisir de vous les présenter brièvement.
Il y avait un businessman de Dubaï, qui possédait une affaire à Dubaï et plusieurs guesthouses à Gokarna. Il était en vacance avec un de ses amis, un Indien dont un des amis était en train de perçer à bollywood après avoir remporté une émission de télé-réalité nationale, et qui devait quand à lui avoir définitivement quitté notre réalité materielle depuis longtemps.
En efet, c 'est lui qui m'a appris avec le plus grand sérieux que nous avons tous un extraterestre dans le crâne qui prend possesssion de nos pensées quand nous sommes sous l'emprise de la drogue, que les américains cachent au monde un continent au large de la californie qui contient le ssecret de l'atlantide et qu'il est possible de se nourrir de la force vitale du monde par la méditation.
J'aurais amé passer plus de temps en compagnie de tous ces gens aussi fous les uns que les autres, et qui praissaient étrangement à leur place dans cet endroit surnaturel, mais la date de mon retour à istanbul approchait. Mon avion décollait en effet le 7 janvier de bombay pour istanbul. J'avais donc une journée de voyage devant moi pour rejoindre bombay et ensuite une journée d'attente là bas.
24 heures de voyage passsent comme un clignement d'oeil quand on est habitué aux longs, très longs trajets en Inde, et c'est après ce clignement d'oeil que je me retrouvai à Bombay. Il était sept heure du matin, et mon avion décollait le lendemain à neuf heures. Je n'avais pas assez d'argent pour une nuit d'hôtel, même pour le dortoir de l'armlée du salut où j'avais dormi une nuit avant d'aller à Goa un mois auparavant. J''avais donc tout mon temps pour me rendre à l'aéroport.
J'étais de plus d'excellent humeur, sachant que je retrouverais bientot le confort de la civilisation et que je n'étais quoi qu'il arrive pas pressé par le temps.
En sortant de la gare, j'ai evidement été acceuilli pa une horde de chauffeurs de taxi prêt à se battre entre eux pour m'emmener au bout du monde pour une somme very cheap, of course.
habituellement très irrité par ces "attentions" non-sollicitées, cette fois je m'en suis amusé, sachant de toute façon que je n'avais pas les moyens de payer le taxi.
Dix taximen étaient agglutinés autour de moi, et quand je leur demandai la direction de la gare (où je pouvais prendre le train pour l'aéroport, qui étais très eloigné du centre ville), ils m'ont alors tous crié: "pour l'aeroport c'est 300 roupies".
Ce n'étais pas la question que j'avais posé. D'habitude je m'enervais que les gens n'écoutaient jamais ce qu'on leur demandait, tout empressés qu'ils étaient à soutirer le plus rapidement le plus d'argent possible au pauvre touriste (ou plutôt, au riche touriste).
Mais là j'avais absolument tout mon temps, donc j'ai reposé calmement ma question plusieurs fois. Comme personne n'écoutait réelement ce que je disait et que tous étaient focalisés sur l'idée de m'emmener en taxi, j'ai alors crié (mais sans méchanceté):
STOP !!!! Je veux plus rien entendre !! personne en m'écoute !
Il se sont alors tous arêttés, interloqués.
-Ok les gars. Vous m'ecoutez maintenant ? ai-je crié avec un grand sourire.
Les dix bonhommes slencieux et étonnés me firent tous oui de la tête en même temps
-Ok. faites bien attention à ma question..... Quelle est la DIRECTION de la gare ? Vous comprenez ? DIRECTION !
et j'ai ajouté le geste à la parole en mimant avec de grand gestes les différentes directions possibles en partant de là où je me trouvais.
-C'est par là, par là ou par là bas ? ai-je indiqué tout en montrant du bras les différents points cardinaux et sans me départir de mon sourire.
La plupart rit, ne s'attendant pas à une dicussion de ce genre, et quelques-uns m'indiquèrent enfin la direction de la gare.
C'était tout ce que je demandais et j'ai pris congé avec bonne humeur, content d'être enfin arrivé à gérer une situation de ce genre avec des indiens au bout de cinq mois de voyage, même si evidement, ils étaient déçus que je ne fasse pas les 300 mètres qui me séparaient de la gare en taxi.
J'ai traversé un petit slum et arrivé à la gare, j'ai remarqué que des bus partaient d'un peu plus loin. J'ai donc pris un bus et je suis arrivé à l'aeroport vers neuf heures du matin en ayant dépensé 20 roupies au lieu des 350 que m'auraient coûté un taxi, et de la centaine que l'option la moins chère du lonely planet préconisait.
Il me fallait passer 24 heures à attendre à l'aéroport.
Quand on me demande comment je décrirais mon experience de l' Inde, je répond en général, que pour moi l'inde est un pays où dès que l'on se dit qu'on le déteste, il y a toujours un truc innatendu ou extraordinire qui vient vous sauver le moral et qui vous fait dire qu'après tout, c'est génial, mais que à l'inverse à chaque fois que vous avez l'impression de vivre quelquechose de génial, il y a toujours un imprévu qui vient vous gâcher votre moral.
Le dernier jour que j'avais passé en Russie avec Clément il y a trois ans, suite à une anectode dans un métro de moscou, il avait eu cette phrase:
Jusqu'au bout, la Russie aura été la Russie.
Et bien ce dernier jour à Bombay, En application de ce que je viens d'expliquer je peux le dire:
Jusqu'au bout, l'Inde aura été l'Inde.
Arrivé à l'aéroport, j'ai voulu entrer à l'interieur. Le problème, c'est que l'aéroport est hautement militarisé et qu'on ne vous laisse rentrer que trois heures avant de prendre votre vol. Ce n'étais pas mon cas, je devais donc attendre dans le hall visiteur.
Sauf que le hall visiteur, cas unique que je n'avais jamais rencontré mais qui finalement ne m'a pas surpris...était payant.
Et cher en plus. Pour rester cinq heures il fallait débourser 60 roupies pour avoir simplement le droit de s'asseoir sur une chaise, ce qui fait que d'attendre mon avion tranquilement me revenait au final plus cher que si j'étais allé à l'hôtel.
Il n'y a rien de tel pour vous enerver de bon matin...
Et j'ai donc ainsi passé douze heures assis devant l'aéroport à relire mes bouquins, à rassembler des notes de voyages que j'avais prises ce dernier mois et à jouer aux cartes avec deux anglais avec qui la seule chose que je partageait était mon désoeuvrement et mon ennui.
Mais comme je l'ai dit plus haut, jusqu'au bout l'inde aura été l'inde.
Vers dix heures du soir, alors que j commençais à essayer de somnoler, j'ai entendu quelqu'un parler précipitament aux deux anglais précedement cités qui eux aussi attendaient leur avion pour le lendemain.
J'ai levé les yeux, et du premier coup d'oeil j'ai vu que le nouvel arrivant était un israélien. Il paraissait assez agité.
je me suis incrusté dans la conversation, et il était en train d'expliquer aux deux anglais qu'il avait lui aussi un avion à prendre le lendemain et q'il n'avait pas envie de passer la soirée à l'aéroport.
Il a alors proposé à qui le voulait de l'accompagner vers le centre ville de Bombay s'il arrivait à négocier un taxi pas cher.
N'ayant pour le coup vraiment rien de mieux à faire, j'ai sauté sur l'occasion:
-Hey, moi ça me tente bien, mais je te le dis tout de suite, j'ai pas un rond pour le taxi, c'est pour ça que j'ai prévu de dormir dehors cette nuit.
-C'est pas grave, de toute façon moi j'y vais, seul ou accompagné, donc tu n'a qu'a profiter du voyage.
Sitôt dit, sitôt fait, et en moins d'une minute l'affaire était pliée, et nous étions en train de descendre vers le centre ville de Bombay en taxi pour passer une dernière soirée en Inde...
Pendant le court trajet, j'ai fait connaissance avec mon compère d'infortune, qui était avocat, et qui regrettait presque que la population israélienne soit trop éduquée, car il y avait proportionellement trop d'avocats par habitants rendait le statut finalement assez précaire.
Deux juristes ont toujours des choses sur quoi bavarder, et avant qu'on s'en rende compte, nous étions déjà arrivés.
Nous sommes allés manger dès notre arrivée au Mac do du coin, ce qui m'a permis de réaliser de façon imprévue la promesse que je m'étais faite d'essayer au moins une fois le mac do dans chaque où j'irai voyager.
Je n'avais pas de problèmes à trimballer mon sac pendant quelques heures, mais mon compagnons avait un bagage plus important et voulait s'en débarrasser.
Je me suis alors souvenu que l'amée du salut, où j'avais dormi un mois auparavent comme je l'ai déjà signalé, possédait des consignes destinées à cet effet. Par chance, le bâtiment était situé à une centaine de mètre, et nous nous y sommes donc rendu directement après le repas.
C'est d'ailleurs une particulartité de Bombay que je n'ai jamais comprise: comment se fait-il que l'hôtel (je parle du dortoir de l'armée du salut) le moins cher de la ville se trouve justement dans le quartier le plus cher de la ville, c'est à dire de toute l'Inde ?
Bref, alors que nous arrivions à l'entrée du bâtiment de l'armée du salut, j'ai entendu alors une voix crier en français:
- Hé, mais je le connais lui !
je me suis retourné, et je vois un type qui me montre du doigt en rigolant. il m'a fallut deux bonne secondes pour le retrouver parmis le fourmillement de visages divers que j'avais croisé dans tout mon trip indien
:
Gokarna...le nouvel an ! c'étaient Pierre et Océane, les français d'outre mer qui étaient amis avec Sami, que j'avais renconré en fin de soirée lors du reveillon, sur la plage de Gokarna !
Nous nous sommes joints à eux et leurs amis, dont un turc francophone, et je me suis dit que décidément, il y avait quelquechose de vraiment spécial dans ce pays pour qu'on recroise sans arrêt les mêmes personnes où que l'on aille quelque soit le moment.
Cette reflexion a été encore renforcé dix minutes après quand nous aons croisé dans la rue une canadienne que mes amis français avaient rencontré au viet-nâm six mois plus tôt et qu'ils n'avaient pas revue depuis.
Une fois de plus, en quelques minutes s'était renconstitué un cercle de gens qui se connaisaient tous d'un endroit ou d'un autre, se retrouvant par hasard au même endroit à des centaines de kilomètres du lieu de leur première rencontre, des mois ou des semaines plus tard...
Autant dire que je ne regrettait pas l'impulsion qui m'avait fait sauter sur l'occasion de la proposition de ce brave israélien !
Nous avons du quitter le groupe pour des raisons de couvre feu (il y a un couvre feu à mumbai, ce qui ne m'étone pas puisque le bâtiment voisin de l'armée du salut est celui où il y a eu les attentats il y a trois ans dans lequel le Pakistan est accusé par le gouvernement indien d'être impliqué).
Revenu à laéroport, je n'ai pas eu à me forcer pour m'endormir.
J'ai pu constater que j'avais acquis un certain talent à ce niveau là:
Je peux désormais dormir tout habillé sur une surface de béton, en plein air, avec des voitures roulant à deux mètres de moi et des gens parlant toute la nuit, tout en protégeant mes trois sacs avec mes jambes ou ma tête, sans que je trouve cela particulièrement inconfortable.
J'ai dormi comme un bébé, pour tout vous dire, si bien que quand je me suis reveillé, le soleil eblouissant m'a fait croire que j'avais loupé mon avion.
Il n'en était heuresement rien, et c'est sans incident que j'ai pu embarquer à bord de l'avion tout confort d'Emirates airlines, qui me ramenais pour la troisième fois de mon voyage vers istanbul.....le début de la fin....
Par Hegêmon Benoît
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Publié dans : Ringa Ringa Ringa
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